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Le système de retraite français repose sur deux étages obligatoires et un troisième facultatif, et c'est la distinction à faire avant tout calcul. Le régime de base, géré par l'Assurance retraite pour les salariés du privé, verse une pension calculée sur le salaire annuel moyen des vingt-cinq meilleures années, avec un taux plein qui dépend à la fois de l'âge et du nombre de trimestres validés. La retraite complémentaire Agirc-Arrco fonctionne différemment, par points : chaque euro cotisé achète des points, et la pension est le produit du nombre de points par la valeur du point, revalorisée chaque année. Le troisième étage, PER et assurance vie, est individuel et ne dépend d'aucune durée d'assurance. Les simulateurs de ces pages chiffrent les deux premiers étages séparément, parce qu'une décision de départ ne se joue jamais sur leur total.

🇫🇷France

Votre retraite, simulée en un clic

Découvrez combien vous toucherez, à quel âge partir et comment optimiser votre épargne.

Comment ça marche

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Choisissez un simulateur

Retraite publique (régime général + AGIRC-ARRCO) ou retraite privée (PER + Assurance Vie).

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Comprenez et optimisez

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âge légal

64 ans

Pour les nés à partir de 1968 (réforme 2023)

Trimestres requis

172

43 ans de cotisation pour le taux plein

Taux remplacement

~50-75%

Du dernier salaire (base + complémentaire)

Ratio actifs/retraités

1,7

Contre 4 en 1960, d'où l'importance de l'épargne privée

Comprendre le système de retraite français

Le système de retraite français est l'un des plus complets au monde. Il repose sur un mécanisme de répartition : les cotisations des actifs financent directement les pensions des retraités. Ce modèle, hérité de l'après-guerre et consolidé par les ordonnances de 1945, couvre la quasi-totalité de la population active à travers une quarantaine de régimes différents, du régime général des salariés du privé aux régimes spéciaux (SNCF, RATP, fonctionnaires).

Le pilier public se compose de deux étages obligatoires : le régime de base (Sécurité sociale), qui verse une pension calculée sur les 25 meilleures années de salaire, et le régime complémentaire AGIRC-ARRCO, qui fonctionne par points et couvre l'intégralité du salaire au-delà du plafond de la Sécurité sociale. Ensemble, ils assurent un taux de remplacement de 50 à 75 % du dernier salaire pour une carrière complète.

Face au vieillissement démographique – le ratio actifs/retraités est passé de 4 pour 1 en 1960 à 1,7 pour 1 aujourd'hui – l'épargne privée joue un rôle croissant. Le PER (Plan d'épargne Retraite), introduit en 2019, et l'Assurance Vie, avec plus de 1 900 milliards d'euros d'encours, permettent de compléter les pensions obligatoires tout en bénéficiant d'avantages fiscaux significatifs. La réforme 2023 a renforcé cette tendance en repoussant l'âge légal à 64 ans.

Points clés

Le régime général et l'AGIRC-ARRCO

Le système public français repose sur deux étages obligatoires. Le régime général de la Sécurité sociale verse une pension calculée sur les 25 meilleures années de salaire, avec un taux plein de 50 % du salaire annuel moyen plafonné. L'AGIRC-ARRCO, régime complémentaire par points, s'y ajoute : chaque euro cotisé achète des points dont la valeur est revalorisée chaque année. Ensemble, ces deux piliers représentent environ 70-75 % du revenu de remplacement pour un salarié du privé à carrière complète.

âge et conditions de départ

Depuis la réforme 2023, l'âge légal de départ est progressivement relevé à 64 ans (pour les personnes nées à partir de 1968). Pour bénéficier du taux plein, il faut justifier de 172 trimestres (43 ans) de cotisation. Un départ avant cette durée entraîne une décote de 1,25 % par trimestre manquant. à l'inverse, poursuivre au-delà génère une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire. Les carrières longues et les situations de pénibilité ouvrent droit à un départ anticipé sous conditions.

PER et Assurance Vie

Le Plan d'épargne Retraite (PER), créé par la loi Pacte de 2019, permet de déduire les versements du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus nets. L'épargne est bloquée jusqu'à la retraite, avec sortie en capital ou en rente. L'Assurance Vie, placement préféré des Français avec plus de 1 900 milliards d'euros d'encours, offre un cadre fiscal avantageux après 8 ans : abattement de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) sur les gains annuels retirés.

Avantages fiscaux et déductions

Les versements sur un PER sont déductibles du revenu imposable, ce qui génère une économie d'impôt immédiate proportionnelle à votre tranche marginale d'imposition (TMI). Pour un TMI à 30 %, un versement de 5 000 € réduit l'impôt de 1 500 €. L'Assurance Vie bénéficie d'une fiscalité allégée après 8 ans : les gains sont soumis à un prélèvement forfaitaire de 7,5 % (contre 12,8 % avant 8 ans) après abattement. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent dans les deux cas sur les gains.

Réforme 2023 et perspectives

La réforme des retraites de 2023 a relevé l'âge légal de 62 à 64 ans et accéléré l'allongement de la durée de cotisation à 43 ans dès 2027. Elle maintient le dispositif carrières longues et renforce la pension minimum à 85 % du SMIC pour une carrière complète au SMIC. Le ratio actifs/retraités, passé de 4 pour 1 en 1960 à 1,7 pour 1 aujourd'hui, rend l'épargne privée de plus en plus importante pour maintenir son niveau de vie à la retraite.

Questions fréquentes

Quel est l'âge de départ à la retraite en France ?

L'âge légal est désormais de 64 ans pour les personnes nées à partir de 1968. Il est possible de partir dès 58 ans en cas de carrière longue (début avant 16 ans) ou 62 ans pour incapacité permanente. L'âge d'annulation de la décote reste fixé à 67 ans.

Comment est calculée la pension de base ?

La pension du régime général se calcule ainsi : Salaire annuel moyen × Taux × (Durée d'assurance / Durée de référence). Le salaire annuel moyen est la moyenne des 25 meilleures années, le taux plein est de 50 %, et la durée de référence est de 172 trimestres pour les générations récentes.

Quels produits d'épargne retraite existent en France ?

Les principaux véhicules sont le PER individuel (versements déductibles, sortie capital/rente), le PER entreprise (collectif ou obligatoire), l'Assurance Vie (souplesse et fiscalité avantageuse après 8 ans) et le PEA (actions européennes, exonération après 5 ans). Chaque enveloppe a ses propres plafonds et avantages fiscaux. Le PER se justifie surtout quand votre taux marginal d'imposition est élevé aujourd'hui et sera plus faible à la retraite, l'assurance vie quand la disponibilité de l'épargne compte autant que l'avantage fiscal.

Combien vais-je toucher à la retraite en France ?

Le taux de remplacement moyen en France est de 50 à 75 % du dernier salaire (base + complémentaire). Un salarié au SMIC avec une carrière complète touchera au minimum 85 % du SMIC net. Un cadre supérieur aura un taux de remplacement plus faible (~50 %) en raison du plafonnement de la Sécurité sociale, d'où l'importance de l'épargne complémentaire.

Peut-on partir plus tôt que l'âge légal ?

Oui, sous conditions. Le départ anticipé pour carrière longue permet de partir entre 58 et 63 ans si vous avez commencé à travailler avant 16, 18 ou 20 ans et justifiez de la durée de cotisation requise. Le départ pour incapacité permanente (taux ≥ 50 %) est possible dès 62 ans. Les travailleurs handicapés peuvent partir dès 55 ans.